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Balkans
Création Balkan Zirkus.eu

Chapeautés par un metteur en scène, un scénographe et très largement soutenus par l'ESAC, notre partenaire dans cette aventure, et son directeur Philippe Haenen, nos jeunes circassiens peuvent se découvrir, se parler, se voir évoluer et construire un projet commun.

Les frontières disparaissent, le cirque retrouve son caractère originel : l'itinérance, le mouvement.

Parallèlement à cet échange à distance, nous avons organisé deux rencontres. Une visite de « faisabilité », début mars, qui réunira, le temps d’un week-end, deux représentants par pays et leurs homologues de l’ESAC. Enfin, cinq jours de répétitions communes avant le jour J du 29 mars à 16h.

Pour ces 16 jeunes  (4 par pays) de moins de 25 ans, ce travail sans filet représente bien plus qu'une simple expérience. C’est un véritable challenge professionnel, une première entrée dans le monde du cirque contemporain avec pour résultat la création d’un spectacle de plus d’une heure.

Pour vous, public, Balkan Zirkus , c’est la découverte d'une fusion originale entre deux styles différents et complémentaires de cirques. Avec pour maître de cérémonie, DJ Gaetano Fabri et sa musique en fil conducteur du spectacle.

"Le cirque est un petit bout d'arène close, propre à l'oubli. Un temps plus ou moins bref, il nous permet de ne plus penser à nous, de nous dissoudre dans l'émerveillement et la félicité, d'être transportés de mystère." Henri Miller fait appel ici à nos yeux d'enfants, écoutons-le et laissons-nous guider…

Venez donc découvrir petits et grands le Balkan Zirkus, venez applaudir le spectacle que vous offrent ces jeunes filles et ces jeunes garçons et voir combien l'échange et le partage entre les pays est porteur de richesse et de créativité.

 

Balkan Zirkus.eu avec la collaboration de l'Esac, l'Institut Culturel Hongrois, l'ambassade de l'Albanie, Romanian Information Center in Brussels, l'office de

 
Sevdah, the bridge that survived

 

C'est en 1993 quand le pont de Mostar s'écroule lors de la guerre de Bosnie, que s'unissent des musiciens hors pairs de Bosnie issus de toutes les ethnies et religions, sous le nom de « Mostar Sevdah Reunion Band ». 

Ce documentaire propose un portrait coloré et vivant de ce groupe. La réalisatrice suit le « MSR Band » dans ses pérégrinations musicales. 

60', 2004
Produit par arcimoldo Production made for BBC/Bosnian Federal Television en association avec l' EBU et le programme MEDIA
 
Cinema @ Balkan Trafik

Balkan Trafik, c'est aussi du cinéma.


 

Jeudi 27.03.2008

20:00 Contre Courant (Zlatina Rousseva)



Vendredi 28.03.2008

18:30 La république de la Trompette (Stefano Misio)
20:00 Sevdah, the bridge that survived (Mira Erdevicki)






 
Cinema @ Balkan Trafik
 
Comprendre les Balkans
"Selon une étymologie populaire souvent entendue dans le monde albanais, le terme de " Balkans " dériverait de deux mots turcs, signifiant le sang et le miel. Cette étymologie est purement imaginaire, mais elle n'offre pas la plus mauvaise définition possible de cette région, aux frontières impossibles à tracer.

En première instance, le mot " Balkan " désigne en fait une montagne de Bulgarie, la Stara Planina, que les Turcs nommaient, en ayant recours à une expression persane, le Kodza Balkan. Le géographe allemand Johan August Zeune fut le premier, en 1808, à employer l'expression de " péninsule balkanique " ( Balkanhalbinsel) pour désigner cette région, encore possession ottomane, et que l'on appelait généralement la " Turquie d'Europe ".

En fait, l'usage du terme " Balkans " se généralise au cours du XIXe siècle, avec une lourde charge idéologique.  Alors que l'Empire ottoman, " l'homme malade de l'Europe ", se désagrège peu à peu, les revendications contradictoires des différents peuples autrefois soumis commencent à se heurter, tandis que les grandes puissances de l'époque – en premier lieu l'Autriche-Hongrie et la Russie – jouent chacune la carte de leurs protégés. Les " Balkans " deviennent donc synonymes de complexité nationale, de conflits sans fins, d'éclatement et de morcellement. Bref, la " balkanisation " donne sens aux Balkans, devient la marque identitaire majeure de cette portion d'Europe. Le concept de " Balkans " est idéologique avant d'être géographique.

Mais où commencent et où s'arrêtent donc les Balkans ? Ce terme n'admet pas une définition géographique rigoureuse. Certains ont essayé de fixer les limites physiques d'une péninsule balkanique, comprise entre les mers Adriatique et Égée, limitée au nord par les Alpes et le Danube… Cette définition mettrait partiellement de côté la Roumanie et la Bulgarie. Ce dernier pays assume pourtant sans états d'âme son identité balkanique. La Roumanie veut bien aussi accepter sa " balkanitude ", mais sous certaines conditions, notamment celle d'être reconnue, selon la formule consacrée à Bucarest, comme " un îlot de latinité dans un océan slave "… Certains pays compris dans cet espace, comme la Slovénie ou la Croatie, affirment par contre haut et fort qu'ils ne sont pas balkaniques, mais qu'ils appartiennent au monde de " l'Europe centrale "…

>> paragraphe extrait du livre de laurent Geslin et Jean-Arnault Dérens "Comprendre les Balkans".

Lire l'article à ce propos sur le Courrier des Balkans .

 
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